Interview De Bernard Sans, Directeur DCNS Services Toulon


Quels sont les objectifs de performance et de croissance du Groupe DCNS ?
Nous venons de lancer un projet d’entreprise, Championship, de développement sur dix ans. Notre objectif est de doubler le chiffre d’affaires, de devenir le champion européen des systèmes navals, tout en restant l’industriel de référence pour la Marine nationale, de se développer à l’exportation et de développer les métiers liés à l’énergie et aux services. Nous cherchons des compétences complémentaires sur le nucléaire civil et les énergies marines renouvelables. Par ailleurs, nous devons continuer à être performant sur nos métiers de base afin d’entretenir les systèmes navals.

C’est la raison pour laquelle vous avez décidé d’ouvrir le Trophée Poséidon DCNS à d’autres écoles d’ingénieurs et universités ?
Effectivement. Le but du Trophée Poséidon DCNS est de faire connaître notre groupe, nos produits et nos métiers. Le déroulement du Trophée, les quiz en ligne, la finale, les visites des sites, permettent aux futurs diplômés de bien connaître nos activités, et j’espère, d’avoir envie de postuler chez nous.
Aujourd’hui, l’entreprise se développe sur des produits innovants, technologiques, qui demandent une très grande technicité. Nous embauchons chaque année une quarantaine d’ingénieurs pour DCNS Services Toulon.

Pouvez-vous nous en dire plus sur vos activités de développement des énergies marines renouvelables qui intéressent fortement les étudiants ?
Nous avons créé une nouvelle entité, un incubateur basé à Brest, le 18 janvier 2010. Quatre technologies y sont développées : l’éolien offshore, l’hydrolien, l’houlomoteur et l’énergie thermique des mers. Nous avons signé une première convention avec l’Ile de la Réunion afin de faire des démonstrateurs. Nous sommes dans une phase d’ingénierie avant d’étudier la faisabilité puis de passer à la construction.

Comment avez-vous trouvé les participants au Trophée ?
Je les ai trouvés positifs, curieux, très demandeurs. Ils avaient tous de bons projets. Lors du dîner, ils m’ont posé beaucoup de questions sur la Marine ou les énergies marines renouvelables. Cette opération est à renouveler quand on voit le nombre de questions qu’ils ont sur nos métiers d’aujourd’hui et de demain. Les nouvelles générations sont très sensibilisées aux activités liées à la mer, et notamment à leurs impacts sur l’environnement.